1926-1947 : Une ferveur mondiale
Madame de Fontgalland publia une biographie de son fils, intitulée Une âme d'enfant, tirée à 400 exemplaires. Les vêtements de Guy furent demandés en 726 000 parcelles. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage, attirant des visiteurs de toute la France. Des centaines de milliers d'images pieuses furent diffusées en 48 langues.
De Rio de Janeiro à Rome
En octobre 1931, lors de l’inauguration solennelle du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, l’épiscopat brésilien et plus de 500 prêtres expriment leur émotion suscité par l’histoire de Guy, réclamant particulièrement sa béatification : un geste répercutant l’élan de plus de 650 000 pétitions envoyées entre 1926 et 1931 depuis la France et le monde.
Fort de la dévotion populaire, Mgr Jean Verdier, cardinal archevêque de Paris, décide d’ouvrir en 1932 l’examen canonique de la cause. En juin 1932, Mgr Verdier constitue officiellement un tribunal diocésain à Paris pour instruire la cause de l’« Enfant de France » Guy de Fontgalland. Cette première phase d’instruction est motivée par l’abondance des requêtes (notamment d’Amérique du Sud) et l’élan de foi suscité par son exemple.


De Rome au statu-quo
Le 11 septembre 1936, les parents de Guy sont reçus en audience par le pape Pie XI, qui loue leur enfant comme ayant « répandu un beau parfum de piété » autour de lui. Le 8 février 1937, l’archevêché de Paris transmet le dossier officiel à la Congrégation des Rites à Rome pour la suite de la procédure.
Toutefois, le début de la Seconde Guerre mondiale modifie le calendrier : Pie XI meurt en février 1939, et l’instruction romaine (le procès « ordinaire » ou apostolique) n’aboutit pas. Officieusement, dès novembre 1941 on indique que la cause de Guy ne fera pas l’objet de continuation immédiate. En 1947, la Congrégation des Rites publie un monitum en l’état, arrête la procédure. Le 18 novembre 1947 (Acta Apostolicae Sedis, t. XL, 1948, p. 43) est enregistré la décision officielle d’« écarter » la cause de béatification de Guy de Fontgalland.
