1913-1925 : La petite vie de Guy de Fontgalland

Un petit parisien 

Guy de Fontgalland naît à Paris le 30 novembre 1913. Dès sa petite enfance, il est conscient de la présence de Dieu en lui et autour de lui. À l’âge de 4 ans, il demande à recevoir sa première communion.

 Il doit attendre l’âge de 7 ans pour se préparer à cet événement si désiré. Durant sa préparation, il s’engage

 « à ne jamais passer un jour sans faire un sacrifice qui me coûte. » 

Un vendredi où il n’y a pas de viande au menu, plat que Guy mange par obéissance « pour faite plaisir à Jésus », il compense le sacrifice de la viande en mettant intentionnellement un caillou dans sa chaussure. 

 

Il n’en dit rien à mère jusqu’à ce qu’elle découvre une chaussette trouée et un pied endolori. Guy lui révèle alors son intention d’avoir voulu unir ses souffrances à celles de Jésus.  

Il communie pour la première fois le 22 mai 1921 dans la crypte de l’église Saint-Honoré-d’Eylau. Au cours de son action de grâce, Guy promet à Jésus de devenir prêtre.

 Il entend alors dans le fond de son âme cetee réponse inattendue qu’il garde secrète jusqu’à sa maladie : 

"Guy, tu ne seras pas mon prêtre. Je ferai de toi mon ange." 

Ce à quoi, stupéfait, Guy répond : 

"Oui."

"Oui" est le plus joli mot que l'on puisse dire au Bon Dieu !

- Guy de Fontgalland

Nuit spirituelle

Le silence de Dieu suit la révélation du 22 mai 1921. Pourtant, Guy n’oublie jamais les paroles divines entendues si distinctement ; elles furent son grand secret. Dans sa vie de tous les jours, en famille ou à l’école, il en renforce le souvenir en répétant volontiers :

 « Oui est le plus joli mot que l’on puisse dire au bon Dieu. » 

Le 14 juillet 1924 à Lourdes, après de longs mois de silence, la Vierge lui confirme la volonté de Jésus :

 « Guy, je viendrai bientôt te chercher pour t’emmener au ciel tout droit ». 

La nuit s’en est allée.

Dans la soirée du 7 décembre 1924, dès les premières heures de la diphtérie qui va l’emporter, Guy révèle à sa mère ces conversations intimes entre Jésus, la Sainte Vierge et lui.

« Le bon Dieu me veut, je me laisse prendre », conclut-il. 

Sentant sa mort s’approcher, il répète : 

« Jésus, je suis vôtre. » 

Durant la maladie, la relation de Guy avec Jésus se révèle au grand jour, bouleversant ses proches qui avaient ignoré la vie intérieure de cet enfant hors normes par certains aspects, et si ordinaire par d’autres. Guy meurt le 24 janvier 1925, à l’âge de onze ans et deux. 

Il repose désormais à Bourg-lès-Valence (Drôme), au cimetière Guy-Lussac, allée des Agapanthes.

 L'ange de Jésus devient intercesseur

Le fulgurant chemin spirituel de Guy sera révélé grâce à la publication d’une brochure de souvenirs maternels qui, sans enjoliver son histoire, raconte sa courte existence. Ce petit texte intitulé Une âme d’enfant connaît un succès immense par sa fraîcheur et sa profondeur. En deux ans, il est traduit en 13 langues. 

Les faveurs spirituelles ou temporelles attribuées par des milliers de gens à la puissance de l’intercession de ce petit Parisien, les multiples demandes de béatification dont celle de l’épiscopat brésilien le jour de la bénédiction de la statue du Christ Rédempteur à Rio, 

incitent Mgr Jean Verdier, cardinal archevêque de Paris, à ouvrir un procès diocésain de béatification en 1932. 

    Suite à l’ouverture de son procès en béatification, Guy est reconnu serviteur de Dieu. Tout au long de sa courte vie, il aura cherché à corriger ses défauts, son insolence, son amour-propre. Il fut insolent et puni. 

Mais son « oui » à la volonté de Dieu, son application à se convertir autant qu’un enfant peut le faire, y compris durant la nuit de la foi lorsque Jésus se tait, mérite d’en faire un intercesseur puissant dans nos moments de lutte spirituelle. 

Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui le prient et témoignent de conversions, guérisons ou vocations. Cet enfant, tout autant rêveur qu’insolent, ordinaire dans ses défauts et ses qualités, délivre le témoignage d’une extraordinaire amitié avec Jésus. 

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